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mardi 4 septembre 2012

Le vertige narratif dans les romans de Gaspard-Hubert Lonsi Koko


De tous les écrivains francophones, Gaspard-Hubert est celui qui a su maîtriser l’art narratif selon les canons des lettres modernes ayant fait la spécificité de la Sorbonne nouvelle. En effet, pour cet homme ayant grandi à Kinshasa, l’analepse et la prolepse constituent une manière particulière de faire connaissance avec les lecteurs. Ainsi, l’auteur émerveillé offre-t-il aux mauvais lecteurs l’occasion de découvrir une nouvelle facette narrative tout en permettant aux bons lecteurs d’apprécier l’acrobatie temporelle en vue d’une chute vertigineuse.

Cet auteur excelle également dans le maniement de différents degrés au sein d’une même narration. Cela oblige les lecteurs à naviguer constamment entre les perceptions propres au narrateur omniscient et les tâtonnements des personnages intradiégétiques. En conséquence, le « je narrant », c’est-à-dire l’auteur extradiégétique, bénéficie du recul temporaire, du fait de la focalisation zéro, qui fait défaut au « je narré », en l’occurrence le narrateur à l’intérieur du récit.

Pour Gaspard-Hubert Lonsi Koko, la diégèse est un extraordinaire univers dans lequel évoluent les personnages à de niveaux divers. L’objectif, c’est de faire connaître aux lecteurs le « vertige narratif » avant de connaître l’extase, ou le cauchemar, de la fin du récit.

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