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mercredi 11 juillet 2012

A propos de Drosera capensis


Le synopsis

Sous le choc d’une déception amoureuse, le narrateur se remémore la tragédie qui a frappé l’un de ses amis victime d’une femme mystérieuse que d’aucuns ont surnommée drosera capensis. Com­bien de proies humaines, évoluant dans le sillage de son environnement immédiat, cette belle plante carnivore capturera et digérera-t-elle ? Prudence, certaines étoiles s’éteignent brusquement pour que leur lumière ne pâlît jamais…
Cet ouvrage dresse un tableau dans lequel de folles amours conduisent peu à peu les différents protagonistes vers un dénouement fatal. Ainsi, le paysage périgourdin sert de décor, sous le prisme d’un névrosé, à l’idylle d’une femme pour un jeune homme amoureux d’un copain d’enfance qui est sur le point de se marier avec une jeune bourgeoise.
L’auteur enchante le lecteur, à travers ce récit passionnant sur fond de mises en abyme, grâce à l’ironie du peintre et à la culture du savant. Sans conteste, Gaspard-Hubert Lonsi Koko dévoile les diaprures d’un monde en plein questionnement.

Quelques extraits

« On constate que l’être humain a de plus en plus besoin de quelque dose d’exotisme. En vue d’assouvir ses fantasmes, sans avoir peur de bousculer les moeurs, il s’élance désespérément à la recherche de l’animal sauvage. De nos jours, il n’est plus rare de croiser une tigresse, voire un vampire, à visage humain. Chacun se contente de jouer son rôle, peu importe lequel. Ainsi va la vie ! La destinée d’un être vivant et conscient n’est-elle pas déterminée par la totalité de ses actions passées, de ses vies antérieures ? Rien d’étonnant, car ces individus transitoires ne font qu’auto-libérer leur karma. »

« Germaine Payzac, descendante des Huguenots français qui s’étaient jadis installés en Afrique du Sud, plus précisément dans la région du Cap, avait à cette époque la manie de s’exposer longtemps au soleil, près de la fenêtre, telle une plante d’intérieur s’épanouissant en pot ou en terre. Cela avait poussé François Rouffignac à la surnommer drosera capensis, allusion à cette plante carnivore qui vit à l’état naturel, parmi les herbes, sur des sols marécageux et spongieux de type tourbière. »

« L’écrivain était en train de s’interroger sur le nombre de proies que les feuilles de cette plante humaine avaient capturées depuis qu’ils s’étaient séparés. De toute évidence, le rouge à lèvres couleur vermeille que Germaine utilisait donnait à ses lèvres sensuelles l’aspect d’un nectar susceptible d’attirer les victimes. Ainsi sa bouche secrétait-elle – en guise de salive – un mucilage, qui engluait et retenait la proie, produisant les enzymes nécessaires à la digestion. Quelle quantité de matières nutritives générées par la décomposition de ses victimes avait-elle absorbé dans le sillage de son banquier suisse ? »

« On doit surtout se montrer intransigeant à l’égard d’un jouisseur. En lui pardonnant le fait de ne pas accompagner avec patience et délicatesse ses partenaires jusqu’au point de non- retour, on retombe dans la bestialité de l’acte sexuel. Rien n’est moins difficile que l’éjaculation. Pour y parvenir, il suffit de se masturber. »

« Satisfaits de leur bien-être, refusant de perdre leurs acquis, ils sont prêts à décourager toute tentative inopportune. La froideur et le “désagréable“ - leurs armes favorites - cachent donc leurs faiblesses. Ils édifient pierre après pierre la fortification du mur qui les sépare des autres. En dépit des apparences, les moeurs n’ont jamais évolué. »

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